Sans départir
-
-
3.0 • 1 Rating
-
-
- 10,99 €
-
- 10,99 €
Publisher Description
« J’avais 21 ans, j’étais seule avec Andy Warhol à la Factory. Il me lance : ''Diane, tu dois te mettre à écrire ton journal'', je le regarde : ''Je n’ai que 21 ans, j’ai déjà un pied dans la tombe, tu veux que j’y mette les deux ?'' Réponse de Andy : ''Just do it.'' »
Quitter le luxe de l’avenue Foch, les dorures des châteaux lorrain et portugais, les jardins à l’anglaise, les dizaines de domestiques, les robes à smocks et autres excentricités aristocratiques familiales ? Il en faudrait plus pour effrayer Diane, la petite dernière des princesses Beauvau-Craon, qui débarque dans un New-York en pleine effervescence artistique.
Bien décidée à mener une existence hors du commun, elle devient à 18 ans, en 1973, l’apprentie de Roy Halston, le Yves Saint Laurent américain, avant de créer elle-même sa collection de vêtements. Très vite, elle est l’une des plus étonnantes figures du milieu underground new-yorkais. Ivre de vin blanc et de cocaïne, elle écume les boîtes de nuit en compagnie de Warhol et Mapplethorpe, avec qui elle se lie d’amitié. De la Factory au Studio 54, en passant par les grands défilés de mode, elle côtoie tous les artistes mythiques des années 1970-1980 : Mick Jagger, John Lennon et Yoko Ono, Margaux Hemingway, Diana Vreeland, Timothy Leary... Dans cet univers de paillettes et d’acide, Diane vit à cent à l’heure.
De rencontres exceptionnelles en péripéties romanesques, des affres de la dépendance aux années sida, Diane de Beauvau-Craon dresse le portrait d’une époque libre. Sans départir sont des mémoires généreux où le faste ne va pas sans légèreté. Une ode à la vie, pleine d’humour et de tendresse pour un monde aujourd’hui disparu.
Customer Reviews
Au nom de sa liberté…
Si Diane Beauvau-Craon vit à cent à l'heure, le livre se parcourt aussi à un rythme soutenu, tout défile. Trop... Les voyages, les rencontres, les envies, la drogue, les amours. Il y a un côté too much dont il est difficile de s’écarter.
Une lecture somme toute dispensable au côté d’une femme privilégiée qui a fait de la liberté sa vie, en fonction de ses désirs et de ses envies, sans contraintes matérielles. Jusqu’à ce que le corps dise « non » !
La dernière partie du bouquin se perd d’ailleurs dans les couloirs d’hôpitaux et les visites de médecins spécialistes. Pour accompagner des amis atteints du SIDA ou pour soigner sa dépendance maladive à l’alcool.
Jusqu’à cette phrase qui conclut, et résume parfaitement cette auto-biographie : « Ma vie se résume à ceci : j'ai appris à me détruire par plaisir, j'ai appris à me reconstruire par amour. »
En tournant la dernière page de ce livre, je ne peux cacher ma déception.
La défonce, les excès, les rencontres, la vie sans contraintes matérielles, les expériences... tout paraît assez superficiel. Cette vie sans entrave, sans limite, Diane de Beauvau-Craon l’a vécue au nom de sa liberté. Elle est l’amie de tout qui elle rencontre, surtout les célébrités qui lui rendent bien. Mais le livre se prend parfois les pages dans un exercice de name droping indigeste.
Reste quelques anecdotes intéressantes ou surprenantes, une vie d’abord dominée par la coke et l’alcool, des amitiés solides (Andy Warhol, Robert Mapplethorpe, Jacques de Bascher et Karl Lagerfeld), ensuite un enfant, quatre mariages et plusieurs enterrements.
L’histoire, parfois futile, d’une figure décadente des années 70-80 qui a réussi à s’en extirper, plus ou moins saine et sauve...