L’Algonquine
Roman des jours héroïques du Canada sous la domination française
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Publisher Description
Le 5 août 1652, le comte Louis d’Yville et sa jeune femme, dont la beauté attirante était fort admirée à la cour de Versailles, causaient avec abandon dans le boudoir de leur luxueux hôtel du faubourg Saint-Germain. Gaston, leur unique enfant, âgé de cinq ans, était à cheval sur les genoux de son père, qui caressait affectueusement les boucles noires de la belle tête de son fils adoré. Le pendule-cartel en marbre, avec appliqués en bronze ciselé et doré, venait de faire entendre deux fois son timbre grave et mélodieux comme la voix d’un bon génie des contes des Mille et une Nuits. Maintenant, le jeune comte et son épouse se taisaient comme il arrive si souvent dans ces entretiens délicieux où l’on a tant à se dire et où l’on dit si peu. Ne croirait-on pas que les livres se ferment et que les voix font silence pour laisser parler les cœurs dans une langue mystérieuse, que comprennent sans ne l’avoir jamais apprise deux êtres qui s’aiment. Ah ! qui pourra jamais décrire le charme subtil et enivrant qui se dégage de la contemplation silencieuse de la personne aimée.