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Publisher Description

Dans les pays industrialises, les decennies d'apres-guerre, marquees par l'intensification des developpements peripheriques, sous forme de grandes zones residentielles et de nouveaux espaces de consommation et de production, ont ete accompagnees par des transformations intenses dans les secteurs centraux. Les vieux quartiers populaires ont montre, au cours des annees cinquante et soixante, un declin suite acette suburbanisation des populations, des activites et des emplois. Apres avoir connu un essor important au XIXe siecle et au debut du XXe siecle, ils presentent au lendemain de la seconde guerre mondiale des signes de degenerescence : ralentissement des activites economiques, pauperisation, diminution de la population et degradation du cadre bati. Selon Morin (1988), ce declin a ete principalement engendre par un mouvement de delocalisation du capital (immobilier, commercial et industriel) appele ainvestir dans d'autres champs ouverts par l'urbanisation. De plus, la banlieue, avec son nouveau modele residentiel idealise attire de nombreux menages ouvriers, provocant un processus d'abandon progressif des quartiers centraux et un declin demographique (Despres et Larochelle 1998 ; Morin 1988). Ce n'est qu'apartir des annees 1970 que les quartiers centraux suscitent un nouvel interEt, autant dans le contexte nord-americain qu'europeen. Cette periode, qualifiee de retour ala ville (1) entendue comme la revalorisation de la vie en ville, se caracterise par un changement d'attitude fondamental vis-a-vis des quartiers centraux qui s'opere au sein de certains segments de la population et des autorites gouvernementales. Ce revirement d'attitude, que Bourdin (1984) qualifie de prise de conscience sociale, va permettre un deploiement urbanistique et financier spectaculaires sous l'imlmlsion des Etats qui reorientent leurs politiques urbaines. Il ne s'agit plus de raser ces quartiers auxquels on pretait jusqu'ici une signification negative (quartiers malades , taudis , verrue urbaine, cancer urbaim , etc.) mais plutot de conserver, de revaloriser l'existant et de redorer l'image de ces quartiers desormais consideres comme quartiers patrimoniaux . La nouvelle politique mise en place, connue sous le nom de revitalisation urbaine ou reanimation urbaine, passe alors par une injection d'activites economiques mais egalement par plusieurs operations urbanistiques connues sous le vocable technique de renovation, de restauration, de rehabilitation et de mise en valeur (2). A ces operations urbaines, initiees et alimentees essentiellement par les fonds publics, s'additionnent les operations d'auto-amelioration du milieu physique par la population en place et les projets immobiliers prives (Dansereau 1985). Ce phenomene sera accompagne par un autre, d'ordre social cette fois-ci, que les chercheurs en sciences sociales qualifient de reconquete des quartiers anciens par les couches moyennes ou encore de gentrification des quartiers centraux. On entend par ce phenomene le relevement du niveau socio-economique d'un quartier urbain central engendre par l'arrivee massive d'une nouvelle classe de residents, exercant des activites de haut niveau et disposant de revenus confortables (dans d'autres cas, on parle d'un rehaussement du niveau socio-economique de la population locale).

GENRE
Non-Fiction
RELEASED
2005
June 22
LANGUAGE
EN
English
LENGTH
29
Pages
PUBLISHER
Institute of Urban Studies
SELLER
The Gale Group, Inc., a Delaware corporation and an affiliate of Cengage Learning, Inc.
SIZE
212.2
KB

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