Parasites
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5,0 • 1 note
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- 18,99 €
Description de l’éditeur
Parasite : nom masculin. « Organisme qui se nourrit strictement aux dépens d’un organisme hôte d’une espèce différente ».
Les parasites ne sont pas ceux que l’on croit.
La véritable classe parasite est celle qui est située au sommet du corps social, cette classe bourgeoise qui a envahi la société tout entière, rachetant ses médias, finançant ses hommes politiques, exploitant ses travailleurs au plus bas prix possible.
En retour, cette classe ne nous apporte rien. Pire, elle nous coûte bien plus cher qu’elle ne nous rapporte. Elle nuit plus qu’elle brille. Elle nous mène au désastre écologique car elle est incapable de vivre sans accumuler. Moralement, elle est un naufrage. Pourtant chaque jour, elle est décrite sur nos radios, nos chaînes de télévision et dans nos journaux comme un groupe social indispensable à notre survie.
Foutaise : ce livre le démontre clairement. Non, les 500 familles les plus riches de France ne sont pas composées de dynamiques entrepreneurs qui ont pris des risques. Non, elles ne créent pas d’emploi. Non, elles ne nous font pas du bien. Oui, on pourrait vivre sans leur règne.
Nicolas Framont commet ici un ouvrage fouillé et radical pour contribuer à détruire cette croyance en la supériorité de nos maîtres et donner des arguments à la prochaine révolte d’ampleur qu’il appelle de ses vœux.
Avis d’utilisateurs
Un livre qui met enfin des mots sur ce que je ressentais sans réussir à l’expliquer
J’ai lu Parasites de Nicolas Framont à un moment où j’étais déjà fatigué d’entendre toujours les mêmes discours : ceux qui désignent des coupables faciles, qui parlent d’« assistés », de gens qui coûteraient trop cher, pendant que d’autres seraient forcément méritants parce qu’ils réussissent. Ce livre m’a fait l’effet d’un déclic.
Page après page, j’ai reconnu des situations, des logiques, des mécanismes que j’ai vus à l’œuvre dans le travail, dans les institutions, dans les discours politiques et médiatiques. Framont met des mots simples et rigoureux sur quelque chose de très violent : la façon dont on fait porter la responsabilité du système à celles et ceux qui le subissent.
Ce qui m’a le plus marqué, ce n’est pas seulement l’analyse économique, c’est le sentiment d’être enfin pris au sérieux. Pour une fois, je n’ai pas eu l’impression qu’on me disait ce que je devais penser, mais qu’on m’aidait à comprendre pourquoi certaines injustices me révoltaient autant sans que je sache toujours les expliquer.
Ce livre m’a redonné de la clarté, mais aussi de la dignité. Il m’a permis de sortir de la culpabilité, de remettre les choses à leur place, et de comprendre que le problème n’était pas individuel mais structurel. Parasites n’est pas un livre confortable, mais c’est un livre nécessaire. Pour moi, il compte.