Amatka
Amatka
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- 10,99 €
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Description de l’éditeur
Une fable politique, dans la lignée de 1984, sur le contrôle social, la peur du changement et la plus insensée des révolutions.
« Bienvenue à Amatka… où chacun joue un rôle, où le langage possède d’étranges propriétés et où rien – pas même la texture de la réalité – ne peut être garanti.»
Ainsi se présente Amatka, cette austère colonie antarctique aux ambiances post-soviétiques. Amatka, lieu interdit à la dissidence et aux sentiments, espace exigu où la liberté niche dans les recoins obscurs du langage, est une communauté heureuse mais totalement figée. Lorsque Vanja, une « assistante d’information », est envoyée en mission là-bas pour y collecter de l’intelligence à des fins gouvernementales, elle comprend rapidement que son séjour qu’elle prévoyait expéditif sera moins routinier qu’envisagé. Et pour cause, le point de bascule n’est jamais très loin dans cette colonie d’hiver, de sorte que Vanja sera amenée à enquêter parmi les ombres d’Amatka, celles qui revendiquent l’insurrection…
Jeff Vandermeer, anthologiste du Big Book of Science-Fiction et du recueil The Weird, a considéré ce roman dès le premier instant, louant cette « exploration époustouflante et véritablement originale des mystères du réel et de ce que signifie être humain ». Fille par les lettres de Margaret Atwood et d’Ursula K. Le Guin (pour son approche sociale des Dépossédés), la suédoise Karin Tidbeck dresse avec Amatka une fable d’anticipation aussi réflexive qu’inventive, s’intéressant davantage aux mécanismes du changement qu’à ses seuls effets. Par son style concis et efficace, elle nous offre le portrait d’une société où les mots, dépouillés jusqu’à l’os de leur polysémie, deviennent à la fois un objet de répression et une arme, et où la communication est au cœur des rapports de force.
PUBLISHERS WEEKLY
Tidbeck reimagines reality and the power of language in her dystopian sci-fi novel. Vanja lives in a world of small colonies where all produced objects revert back to primordial sludge if people do not constantly name them; the failure of one colony in this duty resulted in catastrophic loss of life. To avert similar chaos and destruction, a highly regimented communist collective tightly controls every activity (including recreation, job placement, and child-rearing) and encourages citizens to report any lapse in naming or other inappropriate behavior. The regime, however, has recently allowed some private enterprise, including Vanja's employer, a producer of hygiene products. Despite her shyness, Vanja is sent to interview the inhabitants of the outer colony Amatka about what products would help them and their underground mushroom farms withstand the harsh tundra climate. In this new environment, Vanja encounters the small subversions of the local librarian trying to save history, her retired-doctor housemate whose questions rattle Vanja, and a famous poet who mysteriously disappeared years before. Emboldened by their actions, Vanja starts to doubt the commune's motives and rapidly learns that there is more going on than anyone is willing to admit. Tidbeck introduces the mysteries and mechanics of her world slowly while leaving the origins of these pioneers opaque. Her ending takes a turn into much weirder territory, but her tense plotting, as well as the questions she raises about language, control, and human limits make this a very welcome speculative fiction novel.