• 6,99 €

Description de l’éditeur

Deux jours avant notre départ en vacances pour Saint-Tropez que j’avais planifié de longue date, je prends un rendez-vous chez un des rares professionnels de santé qui prescrive du Baclofène, le médicament miracle qui laisse enfin entrevoir la possibilité d’une humanité libérée du joug de l’alcool.

Le Docteur est un psy. Mon premier… Peut-être aurais-je dû commencer par là, avant d’entamer comme beaucoup d’autres, une cure à vie à l’alcool, qui m’oblige aujourd’hui à me faire prescrire l’antidote à ce poison chéri.

J’aurais préféré voir un médecin, mais l’ASM ( Agence de Sécurité du Médicament) refusait de valider ce détournement positif de médicament, rejetant les patients ayant des problèmes de dépendance à l’alcool, dans les bras de quelques cinquante psychiatres seulement … cinquante psychiatres sur deux cents dix mille médecins en France, pour des légions d’alcooliques .

Les résultats obtenus grâce au Baclofène, depuis quelques années sur des cas sévères d’alcoolisme, les avaient obligés à agir, et donc enfreindre la loi, avant que l’Autorité du Médicament ne se prononce. Cinquante pour cent de taux de réussite. Comparé aux Alcooliques Anonymes et leurs deux pour cent de réussite seulement, il était plus qu’évident de prescrire, sans attendre l’autorisation d’une agence de contrôle qui ne s’était jamais affranchie de l’influence des laboratoires pharmaceutiques.

Et en plus, pas besoin de déclamer honteux, le célèbre « My name is Hugues Laffitte I am an alcoolic » dans une église américaine de surcroit.

J’avais tout lu sur le sujet sur internet, et vu l’exposé d’un certain Docteur de Beaurepaire, un des tous premiers psychiatres à prescrire le Baclofene, qui m’avait fortement impressionné .

GENRE
Romans et littérature
SORTIE
2015
25 mars
LANGUE
FR
Français
LONGUEUR
138
Pages
ÉDITEUR
Cazaban
TAILLE
247.3
Ko