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Description de l’éditeur

L’empire est une forme d’état qui est attestée tout au long de l’Antiquité et du Moyen Âge, mais qui a été peu souvent étudiée en tant que telle en raison des succès rencontrés en Europe occidentale par l’état-nation. Loin de toute visée encyclopédique, cet ouvrage collectif a pour objet de définir en tant que structure politique la notion d’empire à partir d’une sélection qui invite à la comparaison. Ont fait l’objet d’une synthèse rédigée par des spécialistes reconnus les empires suivants : l’Assyrie, Athènes au ve siècle, les Séleucides, Rome depuis la République jusqu’à la fin de l’Antiquité, Byzance, les Carolingiens, le Saint-Empire romain germanique, Gênes, le califat abbasside, les Almoravides et le califat almohade. Une analyse comparée a été tentée à l’aide d’un argumentaire qui a conduit à traiter de façon systématique dans les onze contributions les trois questions : la terminologie utilisée durant l’Antiquité et le Moyen Âge pour désigner ce que nous appelons un empire ; le mode de fonctionnement politique, administratif et militaire de la structure impériale ; la manière dont les idées, informations, objets ou personnes circulaient dans l’espace impérial depuis le(s) centre(s) du pouvoir vers les périphéries ou dans l’autre sens. Les réponses liées à chacun des empires étudiés ont fait apparaître cinq traits communs : sentiment de s’inscrire dans une continuité historique ; existence d’un ou plusieurs pouvoirs centraux forts dont l’exercice passait par le commandement militaire, la délégation de compétences et l’alliance avec des pouvoirs locaux ; mise en relation de ce(s) centre(s) avec les périphéries ; prétentions à l’universalisme ; identité impériale au sein d’espaces étendus marqués par une diversité ethnique, politique et culturelle. L’ensemble de ces cinq caractéristiques ou en tout cas la majorité d’entre elles se sont combinées et articulées d’une manière et sous une forme qui sont propres à chacune des entités politiques étudiées dans cet ouvrage. Il faut à ce titre cesser de raisonner par référence à un idéal-type qui serait à identifier avec l’Empire romain ou les empires coloniaux de l’époque contemporaine et à l’aune duquel les autres empires, antérieurs et postérieurs, seraient à évaluer. La référence à l’Antiquité et au Moyen Âge témoigne de la variété des expériences historiques dont chacune engendra une forme spécifique d’empire.

GENRE
Histoire
SORTIE
2015
24 février
LANGUE
FR
Français
LONGUEUR
254
Pages
ÉDITEUR
Presses universitaires de Rennes
TAILLE
6.6
Mo

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