Notre mal vient de plus loin
-
-
3,7 • 7 notes
-
-
- 3,99 €
-
- 3,99 €
Description de l’éditeur
Dans ce court essai, Alain Badiou revient sur les tueries perpétrées le 13 novembre à Paris et propose d’élucider ce qui est arrivé.Qui sont les agents de ce crime de masse ? Et comment qualifier leur action ?Où en est notre monde, du point de vue de ce qui a été ainsi mis en place insidieusement, puis avec acharnement depuis un peu plus de trente ans ?Ce dont nous souffrons, c’est de l’absence à échelle mondiale d’une politique disjointe du capitalisme hégémonique. Tant qu’une proposition stratégique autre ne sera pas faite, le monde restera dans une désorientation essentielle. C’est un travail pour tous que d’essayer de faire que l’histoire de l’humanité change de direction et s’arrache au malheur opaque où en ce moment elle s’enfonce.
Avis d’utilisateurs
Brillant
Ouvrage brillant : Badiou inscrit son développement dans un canevas explicatif qui place le capital comme source des désordres contemporains.
L'analyse macro-politique est très intéressante, et féconde pour penser le malheur et le mal-être contemporain.
Mis à part quelques thèmes toujours obsédants chez l'auteur, qui plombent un peu l'argument général, la thèse de Badiou est forte, incisive et efficace.
Elle empêche cependant de penser en termes plus construits et "locaux", une complexité qui ne rentre pas forcément toute entière dans le cadre explicatif dominant que constitue le capitalisme et ses contradictions.
Faute d'un point de vue geopolitique plus construit, la singularité de la violence contemporaine renvoyée du côté du fascisme sécrété par les ratages du capitalisme, ne peut pas être pensée d'une manière faisant place â des acteurs qui ne peuvent pas être uniquement pensés comme ses idiots utiles ou simplement nihilistes.
Au coeur du développement de l'auteur, une forme de déni que l'on pourrait qualifier de très "occidental", empêche finalement d'accéder à un faisceau de causes plus élargi que celui monothematique du capital et de ses fourberies.
Néanmoins la thèse d'ensemble est séduisante.
À recommander pour s'y frotter.