The Girls
-
-
3,7 • 13 notes
-
-
- 7,99 €
Description de l’éditeur
Le Nord de la Californie, à l’époque tourmentée de la fin des années 1960. Evie Boyd a quatorze ans, elle vit seule avec sa mère, que son père vient de quitter. Fille unique et mal dans sa peau, elle n’a que Connie, son amie d’enfance. Mais les deux amies se disputent dès le début de l’été qui précède le départ en pension d’Evie. Un après-midi, elle aperçoit dans le parc où elle est venue traîner, un groupe de filles dont la liberté, les tenues débraillées et l’atmosphère d’abandon qui les entoure la fascinent. Très vite, Evie tombe sous la coupe de Suzanne, l’aînée de cette bande, et se laisse entraîner dans le cercle d’une secte et de son leader charismatique, Russell. Caché dans les collines, leur ranch est aussi étrange que délabré, mais aux yeux d’Evie, il est exotique, excitant, électrique, et elle veut à tout prix s’y faire accepter. Tandis qu’elle passe de moins en moins de temps chez sa mère, et tandis que son obsession pour Suzanne va grandissant, Evie ne s’aperçoit pas qu’elle s’approche à grands pas d’une violence impensable, et de ce moment dans la vie d’une adolescente où tout peut basculer.
Dense et rythmé, le remarquable premier roman d’Emma Cline est saisissant de perspicacité psychologique. Raconté par une Evie adulte mais toujours cabossée, comme jamais remise de son expérience sectaire ni de son enfance ballotée, il est un portrait indélébile des filles comme des femmes qu’elles deviennent. Il est aussi le tableau très documenté d’un monde parallèle et inquiétant. Celui d’une secte qui n’est pas sans rappeler la tristement célèbre Famille de Charles Manson, dont la légende noire flotte au-dessus de Hollywood depuis près d’un demi-siècle.
PUBLISHERS WEEKLY
A middle-aged woman looks back on her experience with a California cult reminiscent of the Manson Family in Cline's provocative, wonderfully written debut. Fourteen years old in the summer of 1969, Evie Boyd enjoys financial privilege and few parental restrictions. Yet she's painfully aware that she is fascinated by girls, awkward with boys, and overlooked by her divorced parents, who are preoccupied with their own relationships. When Evie meets "raunchy and careless" Suzanne Parker, she finds in the 19-year-old grifter an assurance she herself lacks. Suzanne lives at a derelict ranch with the followers of charismatic failed musician Russell Hadrick, who extols selflessness and sexual freedom. Soon, Evie grateful for Russell's attention, the sense of family the group offers, and Suzanne's seductive presence is swept into their chaotic existence. As the mood at the ranch turns dark, her choices become riskier. The novel's title is apt: Cline is especially perceptive about the emulation and competition, the longing and loss, that connect her novel's women and their difficult, sometimes destructive passages to adulthood. Its similarities to the Manson story and crimes notwithstanding, The Girls is less about one night of violence than about the harm we can do, to ourselves and others, in our hunger for belonging and acceptance.