Correspondance
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- Pedido anticipado
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- Se espera: 19 nov 2026
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- $379.00
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Descripción editorial
André Malraux et Roger Martin du Gard ont entretenu une relation amicale suivie, nourrie de conversations régulières et parfois enflammées. Cette proximité n’allait pas de soi. Le Prix Nobel de littérature 1937 est un auteur ancré dans la fin du XIXe siècle, héritier d’une longue tradition bourgeoise, romancier objectif et scrupuleux, peu versé dans la poésie, moins encore dans l’aventure. Le jeune André Malraux est quant à lui un écrivain résolument tourné vers le XXe siècle, d’extraction modeste mais de mœurs flamboyantes, poète farfelu, aventurier mystique. Et pourtant, cette correspondance témoigne de leurs préoccupations communes et de la place qu’y tint, sans exclusive, la littérature. Les deux hommes, qui partagent un profond attachement à la dignité des hommes et une vision lucide de leur condition dans les remous de l’histoire, se sont véritablement rapprochés pendant l’Occupation. Ils se lisent et commentent leurs œuvres respectives, avec admiration et sans complaisance. Et surtout ils ne manqueront jamais de se dire l’amitié qu’ils se portent et le bénéfice qui s’y attache, ainsi que l’exprimait l’aîné en 1946 : ' Merci, cher ami, de… eh, mais, d’être un exemplaire — et un exemple — de ce type si rare : l’homme fidèle. Fidèle à lui-même, à ses engagements, à ses amis ; fidèle, jusque dans les plus petites choses, à faire ce qu’il a dit qu’il ferait. On se sait en sécurité dans votre sillage. ' Cela vaut pour les deux.